Rca- récidive
les sondages donnent favori le président sortant, Faustin Archange Touadéra

(Agence de presse panafricaine) -Quand bien même les sondages donnent favori le président sortant, Faustin Archange Touadéra, le pays connaît depuis peu un nouvel embrasement imputable à un candidat déclaré non-partant par le conseil constitutionnel, François Bozizé.

 

 

 

En fait, la République centrafricaine vit en guerre civile depuis plus de sept ans, néanmoins le premier tour des élections présidentielle et législatives devait se tenir le 27 décembre. Dans un pays où les combats ont beaucoup baissé en intensité depuis 2018, mais qui est encore aux deux tiers contrôlé par des groupes armés rebelles, environ 1,8 million d’électeurs seront appelés à désigner un président (parmi 17 candidats) et 140 députés. Le sortant Faustin Archange Touadéra apparaît comme le favori. Ce pronostic, quasi unanime chez les politologues et observateurs étrangers, a été renforcé il y a deux semaines par l’invalidation de la candidature de son plus grand rival, l’ex-président François Bozizé. La chute de ce dernier en 2013 a précipité ce pays parmi les plus pauvres de la planète dans un conflit qui a fait des milliers de morts et poussé plus du quart des habitants à fuir leur domicile.  Et, à une semaine des élections, la tension monte dans le pays, à tel point que le Rwanda et la Russie y envoient des “centaines” de soldats. Retour en huit étapes sur les derniers rebondissements en pleine campagne électorale.

 

Bozizé doit “accepter” l’invalidation de sa candidature

 

L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé annonce, mardi 15 décembre, qu’il accepter l’invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre, demandant à l’opposition de s’unir derrière un candidat unique pour battre le président sortant Faustin Archange Touadéra. Mais, visé par un mandat d’arrêt délivré par la justice centrafricaine après sa chute en 2013 et placé sous sanction de l’ONU en 2014, François Bozizé a été exclu du scrutin par la Cour constitutionnelle qui a invalidé sa candidature le 3 décembre au motif qu’il est poursuivi pour des crimes présumés. Depuis son exil, ce dernier était accusé, notamment par l’ONU, d’avoir organisé une contre-insurrection menée par des milices essentiellement chrétiennes et animistes, les antibalaka. En 2014, les Nations unies avaient fait geler ses avoirs à l’étranger et lui avaient interdit de voyager, au motif qu’il avait “soutenu” depuis son exil des milices coupables, selon l’ONU, de “crimes de guerre et crimes contre l’Humanité”.  Fort de cela, son équipe de campagne annonçait finalement que l’ancien chef de l’Etat centrafricain soutiendra l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé.   Avant que celui-ci se rebiffe et choisisse la voie des armes pour essayer de reconquérir le pouvoir.

 

 

Endy Pascale Ngueng pour (App)

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