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Mahamat Abdelkerim Charfadine, DG de la douane

(Agence de presse panafricaine) -La douane du Tchad est en train de se transformer en véritable caverne d’Ali Baba. Mahamat Abdelkerim Charfadine fait de cette institution sa forteresse et marche sur tout en foulant aux pieds les principes internationaux de la diplomatie. Les malversations financières et le népotisme y fonctionnent à merveille.

 

 

 

Selon des sources bien introduites, le DG des douanes a saisi à plusieurs reprises les valises diplomatiques destinées aux ambassades de France, Russie, Etats Unis, etc. Celle des Etats Unis a failli dégénérer en un grand incident si les plus hautes autorités ne s’étaient pas mêlées à temps. « On s’en fout de ces gens », lâche-t-il à chaque fois que des douaniers formés le rappellent à l’ordre. Ce même DG est à l’origine du retard accusé par la campagne cotonnière 2020-2021 simplement parce qu’il a bloqué les intrants de la Cotontchad à la frontière pendant au moins deux semaines. C’était pour lui l’occasion toute indiquée pour régler ses comptes au groupe OLAM qu’il ne portait pas au cœur. Il faut noter que pendant la privatisation de la société Cotontchad, Mahamat Abdelkérim Charfadine, alors directeur général adjoint de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS), appartenait à un groupe qui faisait du lobbying pour positionner le groupe GEO-COTON en lieu et place de la firme singapourienne OLAM. Pourtant, GEO-COTON est un groupe tombé en faillite depuis plusieurs années.

 

 

La gestion de Mahamat Abdelkerim Charfadine est décriée par tous ses collaborateurs. Il est accusé de népotisme et de clientélisme en complicité avec le président du Syndicat National des Douanes (SYNAD) Djerambété Justin désormais ex directeur général adjoint et le conseiller Abakar Annour. Des sources concordantes, les recettes sont gérées avec une opacité sans pareille. Des nominations qui font froid au dos sont monnaie courante dans les décisions de Mahamat Abdelkerim Charfadine. La douane est gérée comme une épicerie familiale depuis longtemps mais le cas de Mahamat Abdelkerim Charfadine a atteint son paroxysme.

 

Des dépenses inutiles sont comptées par des dizaines de fois. Dans l’ordre de mission N° 026, signé le 4 juin dernier, au lieu de 20 chefs de cellules comme prévu, Mahamat Abdelkerim Charfadine en a ajouté une personne de plus. Au lieu d’envoyer les douaniers formés sur le terrain, le directeur se trouve d’excuses pour nommer des bénévoles et des personnes sans expériences. Pressé dans le faux, Mahamat Abdelkerim Charfadine, nomme une personne à deux postes dans une même décision. Les frères cadets de ce dernier qui viennent d’obtenir le concours d’entrée à l’école de la douane du CEMAC sont affectés à des postes de responsabilité sans être à l’école. Le bâtiment nouvellement construit qui abrite actuellement la direction des douanes est mal loti. Le directeur n’a équipé rien que son bureau. L’ascenseur qui doit permettre à tout le monde d’accéder au bureau, est interdit à tout le monde même le DGA n’est pas autorisé à en faire usage.

 

 

Selon les inspecteurs et agents de ladite institution, les recettes de la douane sont toujours en hausse mais prennent des directions inconnues. « Je ne comprends pas mais tous les jours que Dieu fait, les recettes accroit mais l’on ne sait pas d’où elles vont » confie un agent de la direction. Selon certaines indiscrétions, le directeur de la douane a relevé  certains chefs de service de leurs postes pour des raisons que lui seul connait. Le directeur du Système Douanière Automatisé (SYDONIA) devenu aujourd’hui Direction de l’Information Moderne (DIM), nommé par un décret a été déposé oralement par le directeur général de la douane alors qu’il a été nommé par un décret au même titre que celui-ci. « Dibia Idriss, directeur de la sydonia a été renvoyé comme un malpropre, Yala amouroug’’ en arabe tchadien qui signifie allé tu sors ! » explique un inspecteur très remonté contre le comportement peu orthodoxe de son directeur. Son règlement de compte et son attitude peu amène ôtent le sommeil à certains inspecteurs et agents qui œuvrent pour la bonne gouvernance et gestion saine des ressources douanières en cette période de crise sanitaire qui affecte gravement l’économie nationale. Dans un pays normal, Mahamat Abdelkerim Charfadine doit être poursuivi et puni conformément à la loi à la suite des décisions qu’il a prises unilatéralement pour escroquer les commerçants qui exportent leurs produits. Le développement du Tchad qui, normalement devrait être la préoccupation de tous, est foulé au pied par les ennemis de l’épanouissement de sa trempe. Au lieu d’agir pour arrêter l’hémorragie, l’Inspection Générale des Finances (IGF) attend agir après comme médecin après la mort.

 

 

 

Kelle Dadou  pour App

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